Rencontres régionales normandes

Séminaire du  11 Octobre 2017 Hôpital de Pont Audemer, en l'absence, hélas, de nos amis de Basse Normandie, bloqués pendant plus de 6 h sur l'A 13 à la sortie de Caen !

Cartographie

1 er Juillet 2017

 Représentation cartographique des situations de maltraitances enregistrées durant les années 2015 et 2016

INSEE Normandie

23/06/2017 – 

La population normande à l'horizon 2050 - Un vieillissement accéléré dans un contexte de croissance faible

 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2868415

Une nouvelle étude de l’INSEE prévoit une forte augmentation des seniors en Normandie à l’horizon 2050. Une situation qui n’empêcherait toutefois pas la région de voir sa démographie croître.

 L’INSEE prévoit 60% de seniors en plus. C’est la vie nous direz-vous. On sera tous vieux en 2050. Du moins, la Normandie le sera beaucoup plus qu’elle ne l’est aujourd’hui.

L’INSEE prévoit en effet que le nombre de naissances sera inférieur au nombre de décès dès 2035. Cela aura ainsi pour conséquence directe de freiner l’accroissement de la population. En effet, il serait de 0,1% d’ici 23 ans soit 4 fois moins que sur l’ensemble de la France métropolitaine.

Cependant, la population normande devrait bien augmenter quand même. Avec 3 400 000 habitants estimés, ce sont 100 000 normands de plus que le territoire devrait compter. Cette hausse pourrait être portée par le solde migratoire.

Mais dans le même temps, ceci devrait entraîner un vieillissement massif de la population. L’INSEE prévoit en effet que les plus de 65 ans seront 2 300 en plus soit une hausse de 60% par rapport à aujourd’hui. D’autant plus que les migrations attendues concernent aussi des populations assez âgées.

Enfin, en ce qui concerne les départements, l’augmentation annuelle du nombre d’habitants devrait être nulle en Seine Maritime d’ici 2050. Contrairement à l’Eure qui la porterait (+0,3%) ou à l’Orne qui la plomberait (-0,2%). Le principal département de Normandie ne contribuerait pas non plus dans le domaine de l’immigration. Son taux annuel est effectivement estimé à -0,2%. Quant à sa part de seniors, elle resterait stable, entre 25% et 30% de la population.

Journée mondiale

 Paris Normandie 14 Juin 2017

Maltraitance. C’est un fléau invisible, presque ignoré : selon une enquête d’Alma 76, de 10 à 15 % des seniors sont victimes de mauvais traitements, qu’il s’agisse de simples incivilités, d’agressions, de vols voire de viols.

Si la police mène des opérations de prévention pour éviter les vols par ruse, les maltraitances familiales sont plus souvent invisibles



 Voilà des chiffres qui en disent long sur la place faite aux seniors dans notre société : de 10 à 15 % des personnes âgées de 60 ans et plus ont été victimes d’une forme ou une autre de maltraitance. Un chiffre que l’association Alma 76 martèle tandis que c’est aujourd’hui la journée mondiale consacrée à la sensibilisation du public et des professionnels quant aux maltraitances faites aux personnes âgées. « C’est un énorme travail pour lutter contre ces phénomènes qui restent largement ignorés », détaillent Pierre Delaunay (président d’Alma 76 et administrateur du numéro national d’appel 3977) et Pierre Czernichow. « Si la maltraitance institutionnelle est très surveillée, c’est surtout dans la sphère privée qu’il peut y avoir des situations compliquées où aucun intervenant n’a d’accès. » Ce sont ces cas des « familles qui vous veulent tant de bien » et qui, parce que la personne âgée a perdu son autonomie, parfois sa raison, souvent sa mobilité et sa capacité d’interagir avec le monde efficacement, effectuent des captations d’héritage, des incivilités répétées (lire ci-dessous).

Plus de 60 000 cas en Haute-Normandie ?

Avec un peu plus de 430 000 personnes âgées de plus de 60 ans en Haute-Normandie, comme le disent les représentants d’Alma 76, « 15 % ça fait du monde », soit 64 000 seniors qui auraient été confrontés à une situation de maltraitance. Ce sont 52 études de victimation menées dans 26 pays qui ont, rassemblées, donné ce chiffre. « Nous n’en voyons qu’une toute petite partie, avec de 100 à 150 appels par an. De petites incivilités, du parler-mal qui relève de la bonne éducation, à des maltraitances si graves qu’elles provoquent des décès, nous sommes témoins de tout le spectre. »

Comment expliquer cet énorme silence ? « Les victimes n’osent pas en parler, par honte, par peur des représailles, par volonté de ne pas impliquer la famille, parce qu’elles culpabilisent. De l’autre côté, les professionnels sont tiraillés entre la nécessité de protéger les seniors touchés mais aussi de respecter leur liberté. » Certaines personnes âgées disent préférer qu’une situation identifiée comme maltraitante perdure plutôt que de se couper de liens affectifs. « On est dans un espace éthique compliqué », admet Pierre Delaunay. « Notre ambition, quand nous sommes écoutants d’une situation de maltraitance, est d’établir un lien entre la victime et les services qui peuvent intervenir. C’est par exemple de solliciter les travailleurs sociaux voire de signaler une situation au procureur de la République », ajoute le responsable.

« Le nombre de personnes âgées de 75 ans et plus va doubler dans les trente années qui viennent : avec la problématique de la dépendance liée à l’âge, si on ne fait rien, on va augmenter les risques de maltraitance », estime Alma 76. Un cri d’alarme bienvenu, en ce jour mondial de la sensibilisation aux maltraitances faites aux seniors.

Les différentes formes de mal

Qu’une maltraitance soit institutionnelle, comme ces services d’urgence qui, pour maîtriser des seniors atteints de démence, n’hésitent pas à recourir à la contention alors qu’ils ne présentent aucun danger (les cas sont de plus en plus rares mais ils existent), ou familiale, la maltraitance qui touche les seniors est très diverse.

Selon une étude parue dans le journal scientifique The Lancet, les maltraitances sont avant tout psychologiques, souvent financières. Il est plus rare d’observer des cas de négligences, des violences physiques voire des abus sexuels. Pourtant votre journal révélait avant-hier le cas d’une septuagénaire violée au Havre, un fait pas si rare que cela.

Au premier rang des souffrances, les maltraitances psychologiques. C’est l’attitude hautaine voire méprisante d’un soignant à l’égard d’un senior, qui le traite de « légume », ou d’un fils qui humilie sa mère tout en lui faisant du chantage affectif...

Plus orientée est la maltraitance financière ; outre les organismes de crédit qui se montrent discriminants à l’encontre de personnes âgées réclamant un crédit, ce sont les histoires de captation d’héritage, d’abus de confiance. Pas une semaine ne passe au tribunal correctionnel de Rouen qui n’examine le cas de ces assistantes de vie qui, profitant de la crédulité de vieilles personnes, en profitent pour vider les comptes.

Détaillons ensuite des formes plus rares comme l’usage de médicaments. Certains proches, excédés, ont la main lourde sur les psychotropes, laissant les seniors dans un état d’abattement. D’autres refusent d’entendre les plaintes de douleur et privent certains de médicaments.

« Toutes les maisons de retraite ont mis en place des initiatives pour la bientraitance des seniors. Les institutions se sont dotées d’outils mais à domicile, ça reste le monde du silence », constate Pierre Delaunay, d’Alma 76.

AU FIL DES APPELS

En 2016, l’association Alma 76 a été amenée à se pencher sur 103 cas de maltraitance. C’était par exemple le cas de ce couple habitant un petit village. Le couple avait décidé d’une donation-partage tout en gardant l’usufruit de la maison familiale. Problème : un des enfants refusait de changer une chaudière et l’hiver a été très froid. L’intervention de l’association a permis d’améliorer la situation.

D’après une étude statistique portant sur 50 des 103 cas rencontrés en 2016 par l’association, cette forme de maltraitance, économique, a représenté 28 % des situations. Dans l’ensemble, la majorité des victimes avaient plus de 60 ans (78 %) et 22 % étaient en situation de handicap. Ce sont les maltraitances psychologiques (64 %) et les négligences (40 %) qui dominent ce triste tableau. Dans 46 % des cas, c’est le milieu familial qui était à l’origine des situations contre 30 % d’origine professionnelle (institutions, soins à domicile etc.).

3977 : un numéro national

Signaler, écouter et agir

Un numéro national pour signaler les maltraitances faites aux seniors existe : c’est le 3977 (appel gratuit, permanence du lundi au vendredi de 9 h à 19 h). Les informations recueillies, si elles ne nécessitent pas une intervention d’urgence, sont ensuite basculées aux 15 bénévoles seino-marins.

Contacts : 3977

Par téléphone au 0820 820 911 (le jeudi, de 9 h à 12 h), 0,12 €/min à partir d’un téléphone fixe.

asso. alma76@gmail.com

 

Benoît MARIN-CURTOUD

Régionalisation

17 Janvier 2017 

Deuxième  réunion de travail avec ALMA Basse Normandie, ALMA 27, ALMA 76

Animation Pierre Czernichow

Régionalisation (conférence téléphonique)

Objet : régionalisation

11 Octobre 2016 

Bénévoles présents : 3 ALMA 27, 4 ALMA BN, 6 ALMA 76 (dont la coordinatrice salariée)

Lors de notre réunion de travail  tenue le 13 Septembre, une approche méthodologique avait été proposée par Pierre Czernichow  à l’approbation des 3 centres.

A l’issue d’un tour de table,  il ressort que la mise en place d’une régionalisation, même si le nouveau cadre territorial nous impose un périmètre, n’est pas simple :  les éléments basiques de la prise en charge d’un appel et de son suivi nous sont communs, mais nos histoires, nos spécificités font apparaître à la fois des craintes (perte d’identité, perte de proximité, atteinte au bénévolat, voire disparition) en même temps que des espoirs  (renforcement du dispositif, mutualisation des moyens, visibilité)

Nous convenons qu’il convient d’avancer sans précipitation, et de s’orienter dans un premier temps vers des actions concrètes n’exigeant pas trop d’investissement.
Nous avons retenu les points suivants :

-                réalisation d’une newsletter normande  2 à 3 fois par an destinée à un très large public, notamment au niveau des communes, avec un  comité de rédaction léger de 3 représentants des centres ALMA 76. Pierre Czernichow se propose de représenter ALMA 76.

-                mise en place d’une mutualisation d’un programme de formation externe (information, sensibilisation, formation)  Il existe déjà de nombreux produits, et des évolutions sont en cours. Une ressource documentaire a été mise à disposition des 3 centres.

-                mise en place d’une recherche qualité. L’exercice proposé consiste à choisir sur la base d’un référentiel validé un nombre limité mais pertinent d’items, pour vérifier sur 30 dossiers clos tirés au sort (soit 10 chacun) que la prise en charge a été bonne, moyenne ou mauvaise.

La démarche pourrait se poursuivre par la recherche d’indicateurs pertinents de performance. Deux  types d’indicateurs sont proposés et pourraient faire l’objet d’un travail commun portant sur  plusieurs années d’exercice :

-                le délai (T1) entre le 1 er appel et l’enregistrement par le centre, (T2) entre le 1 er appel et la prise en compte par les écoutants, (T3) entre le 1 er appel et la clôture du dossier. Le résultat pourrait suggérer des pistes pour améliorer la performance.

-                la visualisation par un exercice cartographique des lieux où la maltraitance s’est produite. Cette étude d’impact pourrait  rendre visible l’action des centres, et en même temps  faire se poser des questions  sur les absences d’impact. L’exercice pourrait être doublé éventuellement par le même exercice concernant les lieux des appelants

-                Enfin, une recherche visant à rendre attractif le rapport annuel d’activité devra être mis en chantier.

Dernier point : une stratégie de régionalisation ne peut faire l’économie d’une coordination régionale dont il convient de calibrer le poste et d’assurer le financement.

 

Pierre Delaunay 06 17 96 58 18

Président ALMA 76 Administrateur fédération 3977 contre la maltraitance.

Secrétariat : 02 35 63 27 34

ALMA 76 BP 10126 76303 Sotteville lès Rouen. 

7 Octobre 2016 Colloque du Havre

Les actes du colloque peuvent être récupérées avec ce lien

https://sites.google.com/site/sosmaltraitancealma76/colloque-le-havre-2016

8 h 30 : Accueil café

 9 h 15 : Ouverture 

▪ Monsieur P. DELAUNAY, Président ALMA 76

▪ Monsieur E. PHILIPPE, Député Maire du Havre

▪ Monsieur P. LOBIT, Sous-Préfet du Havre

 9h 30 : Modérateur : Monsieur S. ABDELLAOUI, Professeur des Universités en Psychologie

sociale et du travail

9 h 40 : Des maltraitances :  Monsieur A. KOSKAS, Psychologue Clinicien Gérontologue

 10 h : Table ronde

Etat des lieux de la lutte contre les maltraitances : positionnements  institutionnels, dispositifs, procédures.

 ▪ Monsieur F. GOSSELIN, Procureur de la République près le TGI du Havre

▪ Madame D. TERRASSON, Cheffe de projet Prévention et lutte contre la maltraitance. Direction Générale de la Cohésion Sociale

▪ Madame C. LEFRECHE, Directrice de l’autonomie, ARS de Normandie

▪ Madame A. FIRMIN LE BODO, 1ère Vice-présidente du CD de la Seine Maritime en charge de l’action Sociale

▪ Monsieur A. KOSKAS, Président de la Fédération 3977 contre la maltraitance

▪ Monsieur P. DELAUNAY, Président ALMA 76

 Monsieur A. BENESVILLE, Président Centre Maurice Begouen Demeaux

▪ Madame A. JUNG, Pilote MAIA Le Havre

▪ Madame H. FOUCAULT, Responsable CLIC Le Havre

▪ Madame D.VASCHALDE, Gériatre, Groupe Hospitalier du Havre

▪ Madame F. MARIGLIANO, 1ère Adjointe à l’accessibilité et personnes en  situation de handicap

 12 h 10 : Temps d’échange

12h 30 - 13 h 30 : Buffet (hôtel Mercure, contigu du CHCI)

 13 h 30 

  •  Monsieur S. ABDELLAOUI, Professeur des Universités en Psychologie sociale et du travail : Synthèse des interventions de la matinée 

 13 h 45 : La recherche universitaire :

  •  Monsieur D. REGUER, Professeur de sociologie (1), logiques ségrégatives des politiques publiques en France
  •  Monsieur E. NIYONSABA doctorant (2),  Solidarités familiales : des bientraitances maltraitantes ?

 (1) (2),  IDEES : Le Havre Identités et différenciations dans les espaces, les environnements et les sociétés.  CIRTAI Centre interdisciplinaire de recherche sur les mobilités Université du Havre (CNRS 6266)

 14 h 15 : Table ronde 

  Les limites éthiques, les partages d’informations,  les conflits d’intérêts : freins et leviers                

  • Madame P. MONGAUX, Directrice Maison de retraite Les Aubépins
  • Monsieur A. KOSKAS, Psychologue Clinicien Gérontologue
  • Madame A. DIDIER, Médecin, Conseil de l’ordre des médecins de Seine Maritime
  • Madame L. WILLIATTE-PELLITERI, Professeur de Droit, LilleMonsieur
  • Monsieur J. RUEZ, Coordinateur, CLIC du Terroir, association Coord’âge
  • Madame I. SAUDOYEZ, Référente autonomie, UTAS  pays Dieppois Terroir de Caux
  • Monsieur F. CASADEI, Président URPS, Infirmier Haute Normandie

16 h 00 : Temps d’échange

16 h 30  Monsieur S. ABDELLAOUI, Professeur des Universités en Psychologie sociale et du travail : Synthèse  

La régionalisation en marche

13 Septembre 2016 Première réunion de travail avec ALMA Basse Normandie, ALMA 27, ALMA 76

Animation Pierre Czernichow

Diaporama sur le lien ci-dessous

https://sites.google.com/site/sosmaltraitancealma76/interregion